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 Le Sanatorium de Waverly Hills

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MessageSujet: Le Sanatorium de Waverly Hills   Jeu 12 Juil - 18:00

Ancien sanatorium considéré comme l’un des lieux les plus hantés des Etats-Unis
Situé à Louisville dans l’état du Kentucky, le sanatorium de Waverly Hills (anciennement Waverley Hills) domine les hauteurs de la région de par son allure spectrale et impressionnante. Aujourd’hui considéré à tort ou à raison comme un haut lieu de phénomènes inexpliqués, le sanatorium a avant tout été un hôpital accueillant les malades de la tuberculose durant de nombreuses années. Waverly Hills a par ailleurs fait l’objet de différents reportages, films et émissions, mais a également été édité en bande dessinée.
Les origines du sanatorium remontent en 1883, lorsque le major Thomas H. Hays fait l’acquisition d’un terrain situé au sommet d’une colline, où il installe sa demeure familiale. Afin de promouvoir à l’éducation de ses filles et pour pallier à la trop longue distance qui sépare le domicile du groupe scolaire le plus proche, le major Hays décide de fonder une école sur son nouveau site. Il embauche une institutrice du nom de Lizzie Lee Harris qui choisit de baptiser l’endroit « Waverley school «, ou Ecole Waverley . Thomas Hays conserve ce nom pour sa propriété qui devient alors Waverley Hills, dénomination par la suite conservée lors du rachat du site par la ville au début du XXème siècle.

Vue aérienne du sanatorium
C’est en effet à cette époque qu’une épidémie de tuberculose se déclare en Europe et en Amérique du Nord. Afin d’être en mesure de traiter les premiers patients atteints de la maladie dans le Comté de Jefferson, un premier bâtiment annonçant le futur sanatorium voit le jour en 1911 après deux ans de travaux. Cette construction en bois répartie sur deux étages peut alors accueillir jusqu’à 50 patients au stade initial de la maladie. La structure n’est composée que de quelques bâtiments administratifs, de salles de traitements et d’une cuisine. Le sommet de la colline, éloigné des habitations les plus proches, offre un terrain de choix à ce nouvel hôpital afin de limiter les risques de contagion. Mais la tuberculose gagnant du terrain, il devient très vite urgent d’agrandir la structure afin de soigner les cas les plus avancés. De nouveaux travaux démarrent dès le milieu de l’année 1911 pour s’achever en décembre 1912. En attendant l’achèvement des nouveaux locaux, les patients sont logés dans des tentes provisoires. A cette nouvelle structure s’ajoute en 1916 un pavillon de 40 lits pour enfants, portant ainsi la capacité totale d’accueil à 130 malades.
Mais en raison d’un manque de lits toujours plus important et de l’aspect rudimentaire des structures en bois, de nouveaux travaux d’agrandissement démarrent, ponctués par l’inauguration en octobre 1926 d’un sanatorium de cinq étages pouvant accueillir plus de 400 patients (478 malades sont recensés rien que pour la seule année 1932). On y trouve de nombreux tuberculeux habitant la région, puis plus tard quelques soldats de la seconde guerre mondiale rentrés du front pour cause d’infection.
Faute de moyens médicamenteux efficaces pour lutter contre la tuberculose pulmonaire, le sanatorium est cependant à la pointe en matière d’équipements destinés à améliorer le confort des malades. En plus des différentes salles de soins et d’examens, le sanatorium se compose entre autres de magasins, d’une boulangerie, d’un salon de coiffure et d’un dentiste. Des bâtiments annexes se trouvent situés de part et d’autre du bâtiment principal. Des solariums ouverts situés dans les différents étages permettent aux patients de bénéficier en toute saison d’un accès à l’air pur et au soleil dans un cadre de forêts environnantes, conditions favorables au processus de guérison de la maladie. Des couvertures chauffantes et un traitement par héliothérapie à l’aide de lampes ultraviolets permettent d’offrir des soins similaires en cas de conditions climatiques défavorables.

Quatre des nombreux patients du sanatorium
Le sanatorium bénéficie par ailleurs de ses propres élevages et cultures dans le cadre d’un régime alimentaire très strict destiné à compléter le traitement de la maladie. Des activités d’ergothérapie sont également proposées aux patients. Certains objets réalisés par les malades eux-mêmes ont ainsi permis de récolter des fonds nécessaires au bon fonctionnement du sanatorium, ou pour aider à la recherche. Un accès à la radio est également proposé, ainsi que des promenades à cheval ou des projections de films. Toutes ces activités sont menées à bien grâce à un personnel médical qualifié, encadré jusqu’en 1931 par le Docteur Oscar O. Miller, alors directeur médical de l’établissement.
En même temps que le bâtiment principal est construit un tunnel reliant le sanatorium à l’extrémité de la colline sur laquelle il est situé. Enfoui à 525 pieds sous terre, ce tunnel surnommé « tunnel de la mort » ou « death tunnel » est initialement érigé afin de permettre au personnel de traverser la montagne en toute sécurité et de ravitailler l’hôpital grâce à un système de chariots montés sur rails. C’est au plus fort de l’épidémie que le tunnel se voit attribuer une fonction plus funeste : transporter les corps des défunts en toute discrétion d’un bout à l’autre du site où un corbillard les attend. Un procédé qui n’avait pour seul but que de préserver les malades de la notion de mort omniprésente qui rythmait la vie du sanatorium.

Le tunnel de la mort (death tunnel)
La structure fonctionne au plus fort de sa capacité d’accueil jusqu’en 1943 où la tuberculose commence à perdre du terrain grâce aux progrès de la médecine. La présence d’un hôpital aussi grand ne se justifiant plus, une partie des patients est transférée à Hazelwood, un autre sanatorium de la région. Dès 1962, Waverly Hills devient un hôpital gériatrique qui fermera définitivement ses portes en 1981 suite à des rumeurs de mauvais traitements sur patients.
L'après Waverly Hills
Après la fermeture définitive du sanatorium, l’ancien hôpital passe entre les mains successives de différents propriétaires ayant chacun des projets de reconversions du site bien aboutis. Il est alors question de transformer les vieux bâtiments en prison de haute sécurité, en appartements, ou en chapelle, théâtre et autres boutiques souvenirs. Le plus gros projet consiste en la construction de la plus grande statue du Christ au monde, en référence au modèle visible au sommet du mont Corcovado de Rio de Janeiro. Ces différents projets ont la plupart du temps avorté en raison d’un manque de moyens financiers.
En 2001, la propriété est vendue au couple Mattingly qui se lance alors dans un vaste chantier de rénovation. Car avec le temps et le vandalisme, le sanatorium est tombé dans un délabrement complet nécessitant d’importants travaux de restauration. Le plus gros de ces travaux a lieu dans l’aile nord du bâtiment qui a particulièrement souffert. Durant quatre ans, le chantier permet notamment de réduire les risques liés à l’amiante, de réparer la toiture, ou d’installer de nouvelles portes et fenêtres. Il convient aussi de nettoyer les nombreux débris et déchets qui jonchent le sol, ou de déboiser la zone envahie par les arbres de la forêt environnante. Pour limiter les risques d’intrusion au sein de la propriété, un système de sécurité composé de caméras de surveillances et de gardiens est mis en place.
Actuellement, un nouveau projet élaboré depuis fin 2008 pourrait permettre de transformer l’ancien sanatorium en un hôtel quatre étoiles. Le site est par ailleurs ouvert au public par le biais de visites guidées payantes organisées aussi bien de jour que de nuit sur simple réservation.
De la réalité au mythe
Malgré un lourd passé ayant contribué à faire vivre la mémoire du lieu, on doit surtout la réputation de Waverly Hills aux nombreuses rumeurs de hantises, de faits étranges et d’histoires plus ou moins rocambolesques qui s’y seraient produits. Le temps et les années aidant, beaucoup de ces rumeurs se sont amplifiées, donnant ainsi lieu à toutes sortes d’histoires aussi diverses que fantaisistes présentées comme crédibles, et relayées aussi bien sur Internet que dans les émissions télévisées à sensations.
La première polémique concerne le nombre total de décès au sein du sanatorium qui, selon les idées reçues, est estimé à 63 000. Une exagération certaine si l’on en croit les données historiques officielles de la bibliothèque de Louisville. Bien qu’incomplètes, ces statistiques indiquent que l’hôpital aurait enregistré son plus fort taux de mortalité avec 162 décès pour la seule année 1945. Les chiffres indiquent par ailleurs une moyenne de 106 décès par an, ce qui, même en établissant un rapport à partir de ce nombre le plus élevé, permet de calculer une valeur approximative d’environ 5512 décès s’étalant sur les 52 ans de fonctionnement du sanatorium. De manière générale, ce nombre peut raisonnablement se fixer dans une fourchette située entre 6000 et 8000 morts. Si les chiffres exacts sont encore inconnus, ils attestent toutefois d’un taux de mortalité très largement inférieur aux idées reçues communément admises.
Parmi les soins prodigués aux malades, certains ont fait couler beaucoup d’encre. C’est le cas notamment de pratiques chirurgicales telles que la thoracoplastie qui a parfois été utilisée par le corps médical. Cette méthode consistait à provoquer l’affaissement de la paroi thoracique en sectionnant soit une partie, soit la totalité d’une ou plusieurs côtes. Ce procédé permettait de priver le bacille de Koch de l’oxygène qui lui était nécessaire pour se développer. Une intervention lourde pour les malades qui hélas bien souvent n’y survivaient pas. De nombreuses rumeurs, agrémentées par des longs métrages et autres fictions ont par la suite déformées ces pratiques, laissant à entendre l’existence d’expérimentations douteuses pratiquées par le personnel médical sur les malades. Or la thoracoplastie, bien que radicale dans son approche, était à l’époque considérée comme étant une méthode parfaitement légale, utilisée seulement en dernier recours lorsqu’aucune autre forme de traitement ne parvenait à se montrer efficace.
Parmi les nombreuses légendes liées au sanatorium, celle de la salle 502 reste l'une des plus connues. Selon diverses rumeurs colportées, deux infirmières se seraient donné la mort dans cette salle située au cinquième étage de l’établissement, et passeraient pour hanter les lieux. Bien qu’abondamment relayées de part et d’autre, les conditions et causes réelles de ces prétendus décès se contredisent particulièrement selon les différentes sources d’où elles proviennent, leur octroyant une crédibilité toute relative de par l’absence de documents officiels attestant les faits.
Cela n’a pas empêché de nombreux témoins d’affirmer avoir été en contact avec des évènements surnaturels au sein du sanatorium depuis sa fermeture. Certains auraient senti une odeur de cuisine flotter dans l’air près de la cafétéria, d’autres auraient aperçu des spectres d’adultes ou d’enfants et auraient ressenti des sensations de présences. D’autres encore auraient perçu des voix provenant du « tunnel de la mort », et ayant fait l’objet d’enregistrements EVP. En 2008 lors du tournage d’un nouvel épisode de l’émission anglaise Most Haunted sur la propriété de Waverly Hills, l’équipe de tournage prétend avoir été victime de phénomènes divers au cours des vingt-quatre heures passées sur les lieux, phénomènes ressentis également par la suite par de nombreux visiteurs et curieux.
En raison de la dimension historique et dramatique reliée au sanatorium, il n’est cependant pas surprenant de se laisser envahir par ses émotions, entraînant ainsi un conditionnement psychologique propice à une mauvaise interprétation de l’environnement immédiat entourant les observateurs les plus impressionnables. Les témoignages, bien que nombreux et variés, n’engagent cependant que leurs auteurs et s’avèrent ainsi tout aussi invérifiés qu’invérifiables. Il n’est donc pas à exclure de nombreuses exagérations et affabulations ajoutées au fil du temps afin d’accroître l’aspect surnaturel du lieu, et ainsi entretenir la légende qui y est rattachée.

Photographie d'un fantôme supposé prise le 3 août 2008 par Candy Woodruff
De nombreuses photographies prétendues surnaturelles ont également été prises au sein des différents étages du sanatorium. Si certains clichés s’avèrent troublants, d’autres, de par leur qualité très variable, relèvent manifestement d’une mauvaise interprétation du résultat obtenu. Jeux de lumières, flou de bougé, grain d’image élevé, effet de paréidolie, présences d’orbes… sont autant d’éléments susceptibles d’expliquer les effets obtenus . La possibilité de trucages reste elle aussi possible en l’absence d’expertises officielles.

Lumière bleue apparue sur un cliché de Melissa Boone le 26 avril 2009
En définitive, le sanatorium de Waverly Hills suscite encore aujourd’hui bien des contradictions dues à de nombreuses déformations et exagérations volontaires ou involontaires des faits réels qui s’y sont produits. Bien que trop souvent assimilé au sensationnel et au surnaturel, le sanatorium, avant d’être un lieu de mort, était d’abord et avant tout un lieu de vie où l’on cherchait à offrir aux patients une qualité de vie la meilleure possible afin de se dégager des contraintes liées à la maladie.

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